• Virginie b.

Gratitude

« Reconnaissance pour un bienfait reçu »

Chaque matin à la fin de ma méditation je prononce ces mots intérieurement « Je me remercie, moi, Virginie, pour ce moment de paix que je viens de me donner, Je remercie la vie de m’accueillir en son sein, Je remercie la vie pour cette nouvelle journée qui commence ». Et chaque matin lorsqu’arrive la dernière partie de la phrase, un sourire se forme sur mon visage. Quel que soit mon état intérieur et l’état extérieur de ma vie à ce moment-là, le simple fait de remercier la vie de me donner à vivre cette nouvelle journée, amène de la Joie dans mon cœur. C’est la première fois que je partage ces mots avec quelqu’un d’autre que moi, je sens que c’est bien de le faire aujourd’hui avec toi.

La gratitude est arrivée par la petite porte dans ma vie. J’avais ce sentiment que remercier était comme un signe de faiblesse. Cela faisait écho avec ma difficulté à demander de l’aide. Petite fille je me braquais si l’on voulait m’aider et je répondais « Moi fais seule ! ».

Aujourd’hui j’en connais sa saveur, sa puissance. Je vois ce que cela transforme en moi lorsque je suis en état de gratitude. Je sais d’expérience ce que cela amène dans ma vie lorsque je vis la gratitude de façon spontanée, dans l’élan de la reconnaissance qui bien souvent entraîne le partage et la circulation d’amour.

Il y a trois semaines, en session de clôture du Cercle de Créatrices & Muses dont j’ai fait parti pendant 3 mois, Alice Debernard qui en est la créatrice, l’alchimiste, l’inspiratrice, la chef d’orchestre, nous a posé cette question : « Quelles sont les cinq femmes à qui tu aimerais rendre hommage ? »

Spontanément j’ai répondu, Ma mère, Marie-Christine, Maryline, Moi, Jeanne (ma fille). Que de puissance et d’émotions derrière ces cinq noms. Elles sont les femmes les plus importantes de ma vie, je les aime, elles le savent, je leur dis à nouveau ici.

Alors non, remercier n’est pas un signe de faiblesse, au contraire. Remercier c’est honorer. C’est faire de la place, c’est donner de l’amour et en recevoir. C’est une spirale vertueuse qui élève tout le monde. Il y a toujours quelque chose de particulier, de subtil, d’étonnant qui se passe lorsque la gratitude ressentie amène un élan d’action spontané. C’est une expérience à vivre, à tenter, à essayer. Après, une fois que l’on y a goûté, c’est un peu addictif !


Les femmes

Les femmes ont une place très importante dans ma vie.

Il y a mes amies les plus proches, elles sont cinq, certaines présentes dans ma vie depuis toujours, d’autres plus récemment -la puissance de l’amitié ne se compte pas en années-. Elles ne se connaissent pas toutes. Je n’ai pas la même relation avec chacune. Ce que je sais, c’est que chacune de ces relations est profonde, sincère, entière, nourrissante.

Il y a d’autres femmes avec qui j’ai des liens d’amitiés, des reconnaissances, des échos, des connexions de cœur, que j’ai plaisir à voir, avec qui j’aime partager des moments de vie, de temps en temps ou plus souvent.

Il y a bien sûr les femmes que j’ai accompagnées depuis ces dix dernières années et celles qui viendront et avec qui se crée un lien qui perdure, visible ou invisible.

Il y a également les femmes qui m’inspirent, figures historiques ou contemporaines, références, modèles, échos de mes propres aspirations.

Il y a les femmes à qui j’ai fait appel ces quinze dernières années pour m’accompagner, me former, me soutenir dans mon processus de rencontre avec moi-même, à travers qui je me suis reconnue, comprise, aimée.

Je suis femme parmi les femmes. J’aime être une femme et j’aime les femmes.

Les hommes

Et puis il y a les hommes de ma vie … envers qui je ressens une profonde gratitude, ceux que je me suis donnée à vivre comme partenaires et qui ont contribué à la femme que je suis aujourd’hui. J’ai besoin et envie du masculin dans ma vie, il m’est d’évidence de l’honorer dans cette lettre. La relation amoureuse me construit depuis toujours. Elle est le terreau fertile de ma propre création. Pas toujours simple, ni heureuse, toujours enrichissante.

Mon père qui fut mon pilier toute sa vie et même au-delà.

Mon fils, l’homme qui a fait de moi une mère et avec qui je grandis depuis 22 ans.

La vie

Au-delà des êtres humains, je ressens cette gratitude profonde pour la vie. C’est ça que j’exprime spontanément le matin en fin de méditation. En étant dans cet état de rencontre avec moi, pleinement en présence de mes ressentis, je ressens intensément la vie, la connexion à la terre et au-delà de la terre. Je me sens reliée à tout ce qui est vivant. Je me sens être tout ce qui est vivant.

Je le retrouve dans la nature lorsque je regarde un arbre, des fleurs, l’océan, les montagnes. L’émerveillement spontané, la joie d’être en vie, de faire partie de la vie, d’être la vie incarnée. Tout simplement là, dans cet instant, présente à moi et à ce qui m’entoure.

Merci

Merci est un mot magnifique, il se suffit à lui-même, il n’a pas besoin d’explications.