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J’ai longtemps cru ĂȘtre une sprinteuse

  • Photo du rĂ©dacteur: Virginie Bourdeau
    Virginie Bourdeau
  • 18 juil. 2024
  • 2 min de lecture

DerniĂšre mise Ă  jour : 23 janv.



Parce que ma sensibilitĂ©, ma crĂ©ativitĂ©, ma curiositĂ© ou encore ma difficultĂ© Ă  maintenir mon attention sur un sujet (sauf s’il me passionne 😉) m’ont bien souvent fait prĂ©fĂ©rer la nouveautĂ© du dĂ©marrage, Ă  la gestion de l’existant.

Parce que mon rapport au temps, peu Ă©vident, et une lĂ©gĂšre tendance Ă  la procrastination (!) m’ont fait dĂ©velopper une performance de derniĂšre minute. Ou bien est-ce l’inverse ? 

Parce que j’ai besoin d’un temps d’incubation intĂ©rieur, pendant lequel, de l’extĂ©rieur, rien ne semble bouger, avant que je ne passe Ă  l’action, vite et bien. 

Parce que sportivement, je prĂ©fĂšre aussi les sports ou l’effort est intense mais bref. 


 Je sais aujourd’hui que je peux, aussi, ĂȘtre une coureuse de fond


J’ai appris Ă  me connaĂźtre (et je continue) et Ă  mettre en place, au fur et Ă  mesure, et Ă  les faire Ă©voluer avec le temps, les stratĂ©gies, les routines, les moyens habiles pour prendre soin de moi et de mes besoins et me soutenir dans la durĂ©e. 


 Pour l’écriture de mon roman, j’ai compris, aprĂšs plusieurs essais infructueux, que seule, je n’y arriverai pas. MalgrĂ© l’envie et les capacitĂ©s, mon mode de fonctionnement et mes singularitĂ©s jouaient contre moi. Pour rĂ©ussir Ă  aller jusqu’au bout de ce marathon, en forme de pĂšlerinage initiatique, j’avais besoin d’avoir une Ă©quipe Ă  mes cĂŽtĂ©s, prĂ©sente Ă  chaque point d’étape, non pas pour me surveiller ou me contrĂŽler mais pour m’apporter le rĂ©confort, le soutien, l’élan nĂ©cessaire pour enfiler chaque jour ma tenue d’écrivaine et marcher sur mon chemin. 


 Alors, peut-ĂȘtre que ma course ressemble plus Ă  une succession de sprint, qu’à une vraie course de fond et que j’aurai pu mieux gĂ©rer mon souffle et avoir moins de courbatures 
 mais je suis arrivĂ©e au bout. Cette course me ressemble, tout comme mon roman, parfaitement imparfait, Ă©crit avec mon coeur et avec tout ce que je suis. 


En Ă©crivant ce premier roman, je rĂ©alise un rĂȘve d’enfance longtemps cru inaccessible. 

Nos rĂȘves sont les projets que notre Ăąme Ă  pour nous, soyons Ă  son Ă©coute et ne laissons personne (et surtout pas nous) nous empĂȘcher de les rĂ©aliser. 



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Virginie Bourdeau 

Écrivaine

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